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METHEY André (1871-1920)

Dès la fin de l’école primaire, André Methey suit quelques cours aux Beaux-arts de Dijon, mais le décès de son père l’oblige à travailler chez un tailleur de pierre où il apprend le ciselage. En 1886, il est à Paris chez un modeleur et pratique la sculpture d’ornements.

C’est après la lecture de l’Histoire de la céramique d’Edouard Garnier qu’il décide de devenir céramiste. En 1892, il construit son premier four et lance ses recherches pendant une dizaine d’années. C’est en 1901 qu’il peut interrompre ses autres activités et ne se consacrer qu’à sa passion.

Révolutionner les pratiques céramiques quasi industrielles, libérer le geste, faire éclater les couleurs, tels sont ses souhaits, basés sur la tendance Arts and Crafts venue d’Ecosse tendant à abolir les différences entre arts majeurs et arts mineurs. Il expose donc en 1901 au salon des Indépendants ses premières pièces en grès. Mais pratique rapidement la faïence avec un mélange de terre verte de Fresnes, de la marne de Meudon et du sable de Fontenay-aux-Roses. De ce mélange naît à la cuisson une pâte rouge qui, recouverte par des émaux stannifères, permettront d’obtenir des couleurs flamboyantes qu’utiliseront les artistes Fauves.

En 1903, André Metthey s’installe à Asnières. Georges Rouault est un de ses amis et l’on peut imaginer que, de cette proximité, la tentation de détourner les jeunes artistes novateurs vers la céramique se présente à l’esprit inventif de Metthey. Ambroise Vollard, dans ses mémoires, s’attribue cette idée prévoyant une exposition au salon d’Automne de 1907…

Quoiqu’il en soit, une collaboration entre ces jeunes artistes et Metthey s’établit de 1907 à 1909. Des pièces magnifiques sortent de l’atelier d’Asnières réalisées par les plus grands : Pierre Bonnard, Maurice Denis, André Derain, Jean Puy, Matisse, Laprade, Maillol, Ker-Xavier Roussel, Georges Rouault, Louis Valtat, Maurice de Wlaminck. Le public du salon d’Automne ne perçut sans doute pas tout l’apport de ces jeunes, seuls quelques collectionneurs comme Ambroise Vollard, le ministre Marcel Sembat ou le critique Louis Vauxcelles achetèrent quelques-unes de ces belles pièces qui sont aujourd’hui dans de nombreux musées…

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