Retournons en Chine un peu avant les débuts de l’ère commune, car il se passe quelque chose d’important là-bas sous les Han. Nous rappelons que les représentations humaines ou animales étaient posées dans les tombeaux de personnages importants, souvenez-vous de l’armée de l’empereur…
Dynastie des Han (206 av. JC – 220 ap. JC)
Exploitant la découverte de la glaçure plombifère qui se faisait lors de la période des Royaumes Combattants, les potiers réussirent à produire des vases de terreLa terre provient de la décomposition des roches sous l’action de l’eau de pluie, des glaciers, ou même du vent. Elle varie donc en fonction de la composition chimique des roches qui l’entourent, et l’on trouve des terres qui varient en qualité, couleur, plasticité, finesse ; certaines contiendront des inclusions organiques. On distingue les argiles, les grès et les porcelaines selon leur composition. More cuite recouverts d’une glaçure qui sont considérés comme des « proto-céladons ». On voit aussi sous les Han des vases à glaçure verdâtre plus ou moins transparente, réalisée au moyen d’oxydes de cuivre dilués dans l’eau. Et cette couverte sert aussi pour des représentations de personnes, d’animaux et de bâtiments qui accompagnent le mort suivant un rituel d’inhumation qui tempère les excès passés.
Dynastie des Wei
Du point de vue culturel, la période des Wei du Nord fut marquée par une floraison sans précédent du bouddhisme. Les deux capitales dynastiques furent dotées de monastères grandioses, et des sanctuaires rupestres furent construits dans leurs alentours, à Yungang et à Longmen. Ils témoignent de la richesse de l’art bouddhiste de cette époque, grâce au patronage de la famille impériale et des élites aristocratiques. Par ailleurs, la prospérité de ces groupes est également connue par les trouvailles effectuées dans des tombes qui ont livré un important matériel archéologique.
Les recherches se sont concentrées sur les tombes aristocratiques, qui reprennent les traditions héritées de l’époque des Han : il s’agit de sépultures souterraines, disposant d’une structure en briques, organisées autour d’une ou deux chambre(s) funéraire(s) et accessibles depuis l’extérieur par une rampe d’accès, ferméeLa pâte d’une céramique se ferme pendant la cuisson, lorsque les atomes des éléments se sont réorganisés et que la chaleur les fixe dans leur nouvelle position ; ces éléments ne pourront plus revenir à leur état premier. Etape assez proche de la vitrification. More à l’entrée de la tombe par une dalle. À partir de ce modèle, se déclinaient plusieurs variantes régionales plus ou moins connues par les fouilles.
Les objets les plus courants dans les tombes des élites sont les figurines en terreLa terre provient de la décomposition des roches sous l’action de l’eau de pluie, des glaciers, ou même du vent. Elle varie donc en fonction de la composition chimique des roches qui l’entourent, et l’on trouve des terres qui varient en qualité, couleur, plasticité, finesse ; certaines contiendront des inclusions organiques. On distingue les argiles, les grès et les porcelaines selon leur composition. More cuite, représentant souvent des guerriers, qu’il s’agisse de combattants à pieds, de cavaliers ou d’archers, mais aussi des serviteurs et des divertisseurs, en général d’origine étrangère (venus d’Asie centrale), comme des musiciens, des acrobates, des danseurs, des écuyers, des chameliers, des servantes, parfois des animaux, des équipements agricoles
Dynastie des Tang (618 à 907ap JC)
Cette dynastie fut un « âge d’or » dont le dynamisme ouvrit largement le monde chinois sur l’extérieur, en développant considérablement la route de la soie, ainsi que les relations avec l’Asie centrale et la Perse. L’art de la céramique Tang commença à s’exporter largement, et parfois fort loin, jusqu’en Égypte et même au Kenya. Cette période a vu apparaître des céramiques bien différentes d’aspect mais de grand intérêt : les céladons et les sancai. Cette dernière technique apparait fin du VII° siècle et montre de beaux effets de matières ruisselantes avec trois couleurs, brun, jaune et vert.
Grâce à l’utilisation d’oxyde de cobalt, les potiers Tang expérimentèrent aussi un tout nouveau style de céramique qui connaîtra un grand succès sous les dynasties Yuan, Ming et Qing, les céramiques « bleu et blanc »
Mais le grèsLe grès est une argile naturelle contenant de la silice, capable de supporter une haute température de cuisson (1200-1400°C), qui la vitrifie partiellement, et la rend imperméable aux liquides. Le grès peut être recouvert d’une glaçure ou couverte pour accentuer son étanchéité ; la glaçure caractéristique des grès est le vernis au sel, produit par volatilisation de sel marin en cours de cuisson, qui, réagissant avec la silice de la surface de la pâte, donne une fine couche vitrifiée. Par extension, on appelle Grès un objet fabriqué dans ce matériau. More qui leur sert de support a fait aussi l’objet de recherches dès le III° siècle, en le mélangeant avec le kaolinLes kaolins sont des argiles blanches, friables et réfractaires, composées principalement de kaolinite (silicates d’aluminium). Découverts en Chine, ils sont à la base de la fabrication de la porcelaine, mais sont aussi utilisés dans l’industrie du papier, de la médecine et du cosmétique Le mot est dérivé du mot chinois gaoling signifiant « Collines Hautes », et qui désigne une carrière située à Jingdezhzn, dans la province du Jiangxi, en Chine. More, rendant la céramique plus résistante et plus facile à travailler que le kaolinLes kaolins sont des argiles blanches, friables et réfractaires, composées principalement de kaolinite (silicates d’aluminium). Découverts en Chine, ils sont à la base de la fabrication de la porcelaine, mais sont aussi utilisés dans l’industrie du papier, de la médecine et du cosmétique Le mot est dérivé du mot chinois gaoling signifiant « Collines Hautes », et qui désigne une carrière située à Jingdezhzn, dans la province du Jiangxi, en Chine. More pur. Il s’agit d’un grèsLe grès est une argile naturelle contenant de la silice, capable de supporter une haute température de cuisson (1200-1400°C), qui la vitrifie partiellement, et la rend imperméable aux liquides. Le grès peut être recouvert d’une glaçure ou couverte pour accentuer son étanchéité ; la glaçure caractéristique des grès est le vernis au sel, produit par volatilisation de sel marin en cours de cuisson, qui, réagissant avec la silice de la surface de la pâte, donne une fine couche vitrifiée. Par extension, on appelle Grès un objet fabriqué dans ce matériau. More porcelaineux. Partiellement vitrifié, la cuissonOpération consistant à soumettre des céramiques façonnées et séchées à l’action du feu, dans un four, pour les solidifier par durcissement de la pâte. More s’opère au grand feuTempérature de cuisson supérieure à 980 degrés. Les terres, les couleurs ne supportent pas toutes ces températures. De plus, certaines couleurs changent selon la température du four. On oppose les cuissons de Grand Feu aux cuissons de Petit Feu. More (1050 à 1250 °C). La porcelaineProduit céramique à pâte fine, compacte, généralement blanche, translucide en faible épaisseur, vitrifié dans sa masse, et revêtu, le plus souvent d’une couverte brillante et transparente de caractère Feldspathique ou plombeux. Le composant essentiel de la porcelaine est le Kaolin, argile blanche, cuite à haute température. More fine se développa et fut de plus en plus appréciée. L’une des premières mentions de porcelaines par un étranger fut faite par un voyageur arabe dans la Chine des Tang, qui écrivait : « Ils ont en Chine une argileTerre naturelle utilisée depuis la plus haute antiquité dans toutes les régions du monde (Moyen Orient, Egypte, Chine). Les premiers récipients fabriqués par l’homme sont en argile cuite à basse température dans des fours plus ou moins rudimentaires. More très fine dont ils font des vases qui sont transparents comme le verre ; on peut apercevoir l’eau au travers de leurs parois. Ces vases sont faits d’argileTerre naturelle utilisée depuis la plus haute antiquité dans toutes les régions du monde (Moyen Orient, Egypte, Chine). Les premiers récipients fabriqués par l’homme sont en argile cuite à basse température dans des fours plus ou moins rudimentaires. More. »
Dynastie des Song (960 - 1279)
La couleur verte transparente, dans les célèbres céladons Yaozhou gagnait en nuances grâce à des décors de faible relief. Le céladon bénéficia d’un succès rapide, devint l’objet de tous les soins même par l’empereur Huizong. D’autres céladons se répandirent, sous des aspects moins subtils, grâce au commerce maritime qui se développa dans les siècles suivants.
Enfin, parmi de nombreuses inventions sous les Song, il faut souligner l’importance pour les lettrés, mais aussi pour un public bien plus large ensuite, des céramiques produites d’abord à Cizhou. En général elles sont ornées d’élégants motifs qui évoquent la vie, les pivoines qui reviennent chaque printemps, ou le bambou qui plie au vent, et de simples scènes de la vie quotidienne, le tout tracé au brun de fer sur un fond blanc de barbotineArgile délayée dans l’eau afin de coller les différentes parties de la pièce en cours de fabrication (anse, décor, etc.) More*, et d’un trait de pinceau vif, sans repentir possible qui rappelle le travail de l’encre.
Les porcelaines de la dynastie des Song furent renommées dans le monde entier pour leur beauté « classique » : formes simples et élégantes, glaçure unie, sur le modèle des céladons. À la différence du monde coloré et cosmopolite des Tang, les Song privilégiaient une esthétique sobre et raffinée. Ces céramiques sont d’ailleurs très souvent monochromes, et les motifs décoratifs, lorsqu’ils sont présents, restent très discrets.
Dynastie des Yuan (1271 à 1368)
La dynastie mongole des Yuan, héritière de Gengis Khan, régna sur la Chine de façon draconienne. Mais, malgré le sort extrêmement dur qu’elle réserva aux populations chinoises, elle sut encourager un certain épanouissement artistique, et promouvoir les échanges économiques et les échanges d’idées parmi une cour cosmopolite. C’est d’ailleurs à cette époque que Marco Polo passa de nombreuses années à la cour de Kubilai Khan.
C’est sous la dynastie des Yuan que les céladons firent la conquête de nombreux autres pays : ils s’exportèrent vers l’Inde, et surtout vers l’Empire Ottoman, puisque Istanbul abrite actuellement, au palais de Topkapi, la plupart des céladons d’époque Yuan.
Mais surtout, on voit apparaître des vases « bleu et blanc » dont le décor est réalisé avec un bleu de cobalt importé depuis l’ouest de l’Empire mongol, au Moyen-Orient. Les fours sont pour l’essentiel situés à Jingdezhen, dont la position à proximité des ports du sud permettait la commercialisation à grande échelle vers le monde entier. La fantaisie des décors contraste alors avec le style épuré des céramiques Song. Sous l’influence de la peinture Yuan, de riches décors apparaissent donc sur ces vases, qui s’inspirent de la nature, avec des fleurs en tous genres et des animaux réels ou mythiques, tels que dragons et phénix. Ces décors auront un succès mondial et durable. Sous la dynastie Yuan, les fours de Jingdezhen améliorèrent la qualité technique de leur production, tout en s’éloignant du style classique des Song pour s’intéresser à l’art arabe, et concevoir des pièces « bleu et blanc » au décor exubérant. Ces évolutions contribuèrent à établir Jingdezhen comme le grand centre de production de la porcelaineProduit céramique à pâte fine, compacte, généralement blanche, translucide en faible épaisseur, vitrifié dans sa masse, et revêtu, le plus souvent d’une couverte brillante et transparente de caractère Feldspathique ou plombeux. Le composant essentiel de la porcelaine est le Kaolin, argile blanche, cuite à haute température. More pour les siècles suivants.

Dynastie des Ming (1368 – 1644)
On considère généralement que la dynastie des Ming a été l’âge d’or de la porcelaine « bleu et blanc ».
Jusqu’à la dynastie des Ming, la couleur bleue des céramiques provenait du cobalt exclusivement importé du Moyen-Orient. Mais, au début de cette dynastie, on découvrit du cobalt en Chine ; il était un peu différent du cobalt persan, car le cobalt chinois contient un peu de manganèse, et donne en conséquence un bleu un peu moins pur. Aussi les potiers chinois mélangeaient-ils le cobalt chinois avec du cobalt importé. La proportion exacte de cobalt d’origine chinoise a permis de dater de façon assez précise les pièces d’époque Ming.

Dynastie de Qing (1644 – 1911)
Sous cette dynastie, d’origine mandchoue, les techniques et les décors se firent de plus en plus élaborés, encouragés par les grands empereurs que furent Kangxi, Yongzheng et Qianlong.
Apparurent les porcelaines des familles vertes, puis familles roses, les sangs de bœuf, puis le rouge occidental. L’exportation en direction de l’Europe se développa considérablement. Ce fut d’abord l’empereur Kangxi qui lança la pratique des cadeaux d’objets de porcelaineProduit céramique à pâte fine, compacte, généralement blanche, translucide en faible épaisseur, vitrifié dans sa masse, et revêtu, le plus souvent d’une couverte brillante et transparente de caractère Feldspathique ou plombeux. Le composant essentiel de la porcelaine est le Kaolin, argile blanche, cuite à haute température. More offerts aux souverains étrangers. Puis l’exportation se développa, entraînant l’apparition de formes et de motifs destinés à répondre à la demande étrangère.
En Europe enfin, ce fut la découverte de la porcelaineProduit céramique à pâte fine, compacte, généralement blanche, translucide en faible épaisseur, vitrifié dans sa masse, et revêtu, le plus souvent d’une couverte brillante et transparente de caractère Feldspathique ou plombeux. Le composant essentiel de la porcelaine est le Kaolin, argile blanche, cuite à haute température. More chinoise par les Italiens au xve siècle, puis l’étude que fit au XVIII° siècle le Père jésuite François Xavier d’Entrecolles de la technique mise au point à Jingdezhen, qui furent à l’origine des productions de porcelaineProduit céramique à pâte fine, compacte, généralement blanche, translucide en faible épaisseur, vitrifié dans sa masse, et revêtu, le plus souvent d’une couverte brillante et transparente de caractère Feldspathique ou plombeux. Le composant essentiel de la porcelaine est le Kaolin, argile blanche, cuite à haute température. More en Europe. Dès 1712, le Père d’Entrecolles avait ramené les premiers échantillons de kaolin, mais ce ne fut que vers 1765 qu’on découvrit en France un gisement de kaolinLes kaolins sont des argiles blanches, friables et réfractaires, composées principalement de kaolinite (silicates d’aluminium). Découverts en Chine, ils sont à la base de la fabrication de la porcelaine, mais sont aussi utilisés dans l’industrie du papier, de la médecine et du cosmétique Le mot est dérivé du mot chinois gaoling signifiant « Collines Hautes », et qui désigne une carrière située à Jingdezhzn, dans la province du Jiangxi, en Chine. More à Saint-Yrieix-la-Perche, au sud de Limoges, et qu’on put dès lors produire de la porcelaineProduit céramique à pâte fine, compacte, généralement blanche, translucide en faible épaisseur, vitrifié dans sa masse, et revêtu, le plus souvent d’une couverte brillante et transparente de caractère Feldspathique ou plombeux. Le composant essentiel de la porcelaine est le Kaolin, argile blanche, cuite à haute température. More en France, sans doute aux environs de 1769.
